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20 août 2010 - Commémoration du massacre

Le village s’est souvenu du 20 août 1944

Après la messe célébrée par l'abbé Dintilhac,une foule nombreuse est venue se recueillir devant la plaque commémorative portant les noms des 19 victimes tombées devant le café,le 20 août 1944 sous les balles des allemands.
Le maire Jean-Paul Vassal,a rendu un vibrant hommage aux victimes de cette cruelle tragédie,insistant sur l'indispensable devoir de mémoire à transmettre aux générations futures.
Dans le cortège,derrière plus de 20 porte-drapeaux,on notait la présence de délégués du Musée de la Résistance et de la Déportation du Lot,de Guy Darmanin président de la FNACA,des Anciens Combattants du département,de Louis Bonhomme conseiller général et des maires du canton,ainsi que des représentants  des associations locales.

 

Retour sur la tragédie du 20 août ( La Dépêche du 20.08.2010)

Ici,tout le monde dit:"Le 20 août"
La simple évocation de cette date rappelle aux villaudricains depuis 66 ans les tragiques évènements qui se sont déroulés le 20 août 1944,faisant 19 morts et. blessés.
Ce jour-là,un dimanche,les habitants sont restés dedans pour se protéger de la canicule.Dans le café une vingtaine d'hommes sont réunis pour la traditionnelle partie de cartes.
La veille,Toulouse était libérée.A partir de 13h,une première colonne de soldats allemands commence à traverser le village pour aller déposer les armes devant des FFI,sur la route de Villemur.Vers 16h,une camionnette chargée d'essence avec cinq résistants en mission de ravitaillement,rencontre l'arrière de la deuxième colonne et un jeune FFI ouvre le feu sur une sentinelle sans la toucher.Celle-ci donne immédiatement l'alerte.
Les soldats commencent alors à tirer dans tous les sens.Le chauffeur de la camionnette qui ne peut s'échapper est brûlé vif.Les négociations sont interrompues.Devant le café,les allemands font sortir les joueurs de cartes et les mitraillent contre le mur.Le carnage terminé,la colonne se remet en route,traînant deux blessés miraculeusement abandonnés un peu plus loin,tuant encore une femme à une fenêtre et un enfant de 10 ans derrière les volets d'une cuisine,incendiant quelques granges et maisons sur le chemin de Villemur.
Après la tuerie un silence de mort s'abat sur le village et les survivants découvrent avec horreur un amoncellement de cadavres baignant dans une mare de sang.
Aimée Panassié dont le père compte parmi les victimes n'a rien oublié de cette tragique journée:"Oh oui,je me souviens très bien,j'avais 13 ans et je me suis cachée sous le pont d'un fossé dès les premières raffales,sans avoir le temps de rentrer chez moi.Les balles sifflaient de partout et j'étais terrifiée.Quand le calme est revenu,on a entendu des cris et des pleurs et c'est là que mon grand-père blessé au bras est revenu du café nous dire que papa avait été tué,c'était terrible..."

 

 

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